Consumo


Je vous avez parlé de la crème solaire rafraichissante spécial brésil et d’autres produits adaptés à cette population du globe. Or ce que j’appellerai le « marketing solaire » va beaucoup plus loin puisqu’il oeuvre également dans les outils de communication. Ainsi, si vous rêvez d’une brise humide et fraîche en plein footing à Ipanema, il vous suffira de vous arrêter à l’un de ses totems publicitaires brumisateurs. Une idée de génie !
De même, lors du carnaval, on ne vous distribuera pas de simples flyers, mais des fly cartonnés en forme de pétale ou de rond. Pourquoi ? Mais parce que cela peut vous servir d’éventail pardi !!

    

Mais reparlons des produits, car un article de GLOBO (le monde français) a eu la même idée que moi. ^^ Sauf que forcément, ils en savent un peu plus.

De grandes marques internationales (et pas mal de françaises en réalité) développent spécialement des produits pour les brésiliens:
– LA ROCHE POSAY a crée une crème base unificatrice pouvant être utilisée par TOUS les types de peaux. (la population brésilienne étant surement une des plus métissées du monde, pour ceux qui ne suivent pas…)
– LOREAL  développe beaucoup plus de tons marrons, et plus naturels, pour ses colorants capillaires destinés au marché brésilien. Les brésiliens sont par ailleurs de gros consommateurs d’après shampoing et leur atout capillaire tient de l’obsession. NESTLE a donc collaboré avec Loreal pour lancer un complément alimentaire améliorant la qualité des cheveux (belle maman en prend, et c’est pas donné). Le fruit de cette collaboration s’appelle « innéov nutri-care« , pour les fétichistes du cheveu, donc 😉
– VICHY quant à eux, développent des crèmes aux textures plus huileuses, moins épaisses. La peau des brésiliennes n’est pas aussi sèche que celle des européennes, le besoin d’hydratation est donc moindre. De même GILETTE a sorti un nouveau rasoir pour les peaux très sensibles, après qu’une étude ait révélé que 40% des hommes déclare avoir une peau très ou « extrêmement » sensible (pauvres chous).
– Je ne parlerai pas enfin de Knorr (la glocal bouffe, c’est trop évident), ni de dentifrice ou de carburant car cela m’ennuie, mais sachez tout de même que le Brésil est le plus gros consommateur au monde de flexfuel (ou poly carburants), et que Mobil est super content.

TO DO / TO KNOW

Pédalo, scotch, frigo, kleenex, cellophane, fermeture éclair.. vous connaissez tous ces noms de marques devenus génériques, situation « d’antonomase » pour les pointus . Mais évidemment ces mots ne sont pas utilisés outre-atlantique.En revanche d’autres marques font leur apparition dans le vocabulaire commun (et le dictionnaire français-portugais).

Voici une petite liste de ce que j’ai pu entendre:
– CHICLETS: Que ce soit des freedents, des airwaves ou des chiclets, quand vous voulez un chewing gum vous demanderez: « têm chiclets ? »
– XEROX: on ne dit pas « faire des photocopies » mais « tirar xerox ». Oui, c’est un peu comme dire « bouge pas, je vais tirer Nikon » en prenant une photo, … chelou
– HAVAÏNAS: bon évidemment, on ne dit pas « tongs »…

L’EXPRESSION DU JOUR

Nous parlerons ici encore de vocabulaire car certains mots (que vous utiliserez surement encore à votre retour en france, comme beaucoup de gringo) sont INDISPENSABLES à votre séjour au brésil:
– « MARCAR UM HORARIO »: marquer un horaire ? c’est à dire ? aaah, oui, prendre rdv quoi.
– PARABENS: ne me demandez pas pourquoi, mais quand on célèbre un anniversaire, un diplôme, un match de foot, on dit « parabens », félicitations en gros. J’aimerais qu’on me félicite moi aussi à chacun de mes anniversaires..
– « PONTO »: borne de taxi (parce que au vu de la LEI SECA, soit l’interdiction TOTALE d’avoir le moindre gramme d’alcool en conduisant, le taxi, c’est la vie)
– « POUSADA »: ce sont les auberges ou chambres d’hôtes en général peu chères et vraiment charmantes. Une invention brésilienne unique !
– « MEU DEUS DE CEU » ou « NOSSA »: Les deux signifient « mon dieu » (ou « la vache »). Nossa est plus fréquent, meu deus est plus puissant et se prononce souvent ainsi: « Méou DEéouch de Céééééééééou ».
– « OPA »: pour marquer la surprise.
– « EMPREGADA » et « BABA »: réciproquement « employé de maison » et « nounou ».
– « CHURRASCO »: les resto de barbecues
– « LANCHONETE » et « BOTEQUIM »: TRES important ! Les petites sandwicheries et les bars locaux où manger des « petiscos » et boire de la bière pas chère.

Publicités

Por favor

J’en discutais avec Florine de l’association « Elles en corps », ici, on ne peut pas distribuer d’étiquettes.
Lorsque l’on écume une énième soirée parisienne, on aura possiblement rencontré le mec en fin d’études de droit, un peu lourd qui pense savoir tout sur tout, puis la nana plutôt jolie et subtilement hypocrite qui bosse dans la com (mieux, qui est attaché de presse) et qui porte religieusement les looks vus dans Jalouse, ou encore le mec à mèches dj à ses heures perdues, artiste dans l’âme mais surtout serveur ou vendeur de fringues… Et chaque pays a ses personnages, que l’on connait plus ou moins.
Mais à Rio, chaque personne rencontrée et tout simplement… inclassable !
On se demandait alors si ce n’était pas tout simplement le fait de vivre dans un pays à la fois si en avance sur l’art, les médias, et en même temps tellement en retard d’un point de vue social, éducation etc… Ce mélange d’un désir de changement et d’avenir, avec ce large boulet historique qui leur colle à la patte. Un mélange sui generi qui fait peut-être que les cariocas ont la liberté de véritablement se définir par eux-mêmes. Se définir sans forcément se fier à  des modèles, peut-être trop peu inspirants,  sans suivre une culture encore trop mouvante.. Je ne sais pas, il y a ici cette sensation extraordinaire que chaque personne rencontrée est vraiment unique. Et ça fait du bien.

TO DO / TO KNOW

Le carioca a de la personnalité certes, mais surtout il a de l’amour. Quand un ami vous présente un ami, il ne se contentera pas d’un « salut », mais vous flanquera une bonne embrassade corps à corps (à ce stade c’est même un calin) avec petite tapette dans le dos. (Pour visualiser, imaginez que vous n’avez pas vu votre meilleur ami depuis 3 ans, et soudain, le voilà de retour.) Le carioca est donc chaleureux. C’est peut-être pour cela qu’il y a un sens du service qui va selon moi, au delà du raisonnable..
Le point positif de ce statut, presque d’assisté, qu’ont les personnes de classes moyennes (et++) ? Cela crée des emplois, .. beaucoup d’emplois.

1- Le renouveau des hommes sandwichs
Si vous souhaitez mettre une affiche autour de routes intra-urbaines, avec votre photo pour les prochaines élections par exemple, vous devrez embaucher ce que j’appellerai le « gardien de la pancarte ». Un mec assit sur sa chaise, payé à ne rien foutre si ce n’est justement pour être assis à côté de votre pancarte: Une pancarte, un homme, c’est la loi. Et ça limite la pollution visuelle.
De même si vous souhaitez disposer des oriflammes à l’entrée de votre concession automobile par exemple, vous ne pourrez pas vous procurer ces bijoux d’innovation que sont les bannières avec socle, VOIRE, bannières avec socle bétonné ! Non ! Vous devrez payer une personne pour tenir l’oriflamme toute la journée. Un oriflamme, une personne, c’est la loi.
Où est le service ici vous me direz, pertinente remarque. Le service rendu au taux de chômage ? L’interaction possible entre un oriflamme et vous-même ?

2- La livraison à domicile
La livraison à domicile n’est pas encore, il me semble, chose TRÈS répandue en France. Probablement plus fréquente chez les parisiens. Et elle est souvent payante, ou gratuite après qu’un certain montant soit atteint.
Au brésil, il est très facile de se faire livrer ses courses, et c’est gratuit, ce à n’importe qu’elle heure du jour, .. ou de la nuit (21H). Et le tout livré dans un joli petit caddie s’il vous plait !
La livraison des courses est ici bien acquise, tout bêtement parce qu’à Rio, quasiment TOUT est livrable à domicile. Chaque boutique lors de votre achat, vous fournira un magnifique aimant à coller sur votre frigo, avec le numéro du service de livraison. Cela veut dire que si j’ai soudainement un mal de crâne à 22H et rien à la maison, le gentil employé de la pharmacie du coin viendra me livrer mon paracétamol gratuitement. C’est pas beau ça ?

3- La collecte à domicile
Suite à mon émerveillement face à cette culture de la livraison à domicile, imaginez mon étonnement lorsque je fût témoin de ma première « collecte à domicile ». Il faudra ici d’ailleurs m’expliquer l’intérêt pour l’entreprise, mais bon.. Sachez que vous pouvez à Rio, appeler votre magasin de location de films (toujours à n’importe quel heure, avant minuit j’entends), afin qu’ils vous envoient quelqu’un pour venir récupérer le dvd que vous deviez rendre dans la journée. Waouh !

Bref, tout cela est bien beau (et je ne parle pas des domestiques, très courants ici, cous le savez surement), surtout quand on habite dans les quartiers sympas de la zone sud.. Quand on habite une favela et que l’on veut énumérer l’efficacité des services publics, .. tout de suite c’est moins drôle..

L’EXPRESSION DU JOUR

Deux expressions pour le prix d’une aujourd’hui. Deux expressions liées par le fait qu’elles pourraient être des traductions de nos expressions françaises, mais adaptées à la culture brésilienne.

« Não minha praia« , soit « ce n’est pas ma plage ».
On dirait en français, « ce n’est pas mon truc » ou « ce n’est pas tasse de thé ». Si en France les différences d’opinions se reflètent à travers les « goûts et les couleurs », au brésil, elles s’expriment davantage dans les choix de plage. Ahah

(Le petit truc marrant c’est que n’importe quel gringo ne verrait pas la différence entre Ipanema, Copacabana ou encore Leblon. « Bah oui, ce  ne sont que différentes parties de la même côte ». Or aller à Leblon c’est un peu  comme aller au vip room, mais aller à São Conrado c’est comme aller au Baron. Aller à copa c’est aller au troquet du coin, tandis que Ipanema, ce serait plutôt le social club. )

Seconde expression: « Arroz de festa ». Le « riz de la fête » est ici utilisé pour désigné le « gratin ». Toute la haute qui se dandine aux soirées vip et fait les pages de Quem (« qui », le Voici national).


O silêncio luminoso

« Mais on va où ? »
« Viens, c’est une surprise »

Alors que j’étais en train de poser milles et une questions « on est où là ? », « c’est de la samba ? », « on va retrouver des potes ? »…
Mon bla bla s’est soudainement arrêté quand mes yeux ont croisé l’oeuvre de Giancarlo Neri. Puis un large sourire s’est doucement, doucement dessiné sur mes lèvres.
Máximo Silêncio em Paris
, une installation… magique !

Cette installation de 9000 boules lumineuses et multicolores a été crée à l’occasion de la nuit blanche romaine, puis fut exportée à la nuit blanche madrilène. Cette année, elle envahit le parc de la place Paris à Rio de Janeiro.
Une œuvre qui, à l’image de Rio, vous remplit de bonheur… sans rien faire de particulier.
Il suffit de s’asseoir, des heures pourquoi pas, et d’admirer. Le bonheur béat des cariocas, il vient de là. Savoir apprécier la beauté de tout ce qui nous entoure, et ils sont plutôt bien servis.

C’est en tant qu’handicapée temporaire que je réalise cela, c’est peut être le meilleur endroit pour être malade, si l’on ne peut pas trop bouger, il suffit d’installer ses fesses dehors et de regarder.. Je vous garantie un quota de plaisir et de paix intérieure supérieure à 80% des français.
Bonne dégustation:

Après avoir parlé d’un artiste italien qui exporte à Rio, je profite de la thématique pour encenser un artiste brésilien qui exporte à New York, le cher et tendre Rodrigo Martins. (website ici)
Une série de peintures qui vous place dans la situation désagréable de devoir choisir entre une interprétation positive ou terrifiante.
En gros, selon ce que vous voyez dans ces peintures, vous pourrez vous définir comme un candide personnage de walt disney ou comme un pervers héros de kubrick…
« Oh regarde,  c’est un ours qui fait un calin au bohnomme »
« euh, non, je ne crois pas non, c’est plutôt un ours qui dévore un mec »
« Mais non »
« Mais si »
« Mais non »
« Si »

Amoureuse de la première heure, depuis son carnet de bord qu’il transporte partout à ses toiles effroyablement magnifiques, je vous laisse découvrir son interview ici.

Maneiras

Il fait chaud, et je découvre ce que j’appellerai le concept de « transpi flash ».
Vous sortez faire une course entre midi et deux, le temps de faire 6 pas (j’ai compté) et votre corps propre et frais devient moite et poisseux.
Cette réaction du corps humain à la chaleur, en si peu de temps, … Une découverte incroyable.

Dans ces conditions, mieux vaut réserver toute activité sociale pour… la nuit.

TO DO / TO KNOW – au resto à plusieurs

Loin de vous offrir ici un guide de la bienséance et de la bonne compagnie carioca, je vais au contraire vous délivrer quelques informations sur les habitudes sociales brésiliennes lors d’un repas. Ceci afin d’épargner votre bonne éducation française une fois sur place.

1- Plus vite vous vous servez, davantage de nourriture vous aurez.
Les cariocas n’ont pas toujours le reflexe, parfois absurde je l’avoue, de toujours laisser le dernier morceau d’apéro pour « celui qui le voudrait ». Ici, on veut, on prend, et on ne pose pas la fameuse question « qui veut du .. ? »
Même si vous avez commandé 10 brochettes par exemple, et que vous êtes 5, les cariocas ne vont pas d’instinct distribuer, ou du moins attribuer, 2 brochettes à chacun, non. Et si un de vos acolytes en prend 3, que vous n’avez pas été assez rapide et que vous n’en avez eu qu’une seule, … et bien mangez donc votre brochette et taisez-vous.

2-Plus cher tu commanderas, moins cher tu paieras.
Vous êtes tous au restaurant, partagez certains plats, quelques entrées, d’autres 3 boissons, dessert, café. L’heure de la note a sonné, ceux qui ont davantage dévoré n’auront pas le réflexe du fameux « chacun paie sa part », ou au moins le réflexe de proposer cette option. Non, ici il est sous entendu que ce « fifty fifty », … sachez le avant de commander 😉

EXPRESSION DU JOUR

« Pagar um mico », littéralement « payer un singe ».Expression utilisée pour désigner une situation honteuse..
« Pora, quando eu chegei em casa eu pagei um mico », soit « putain, quand je suis rentrée à la maison, je me suis tapé la honte ».

Il est bon ici de préciser (pardon maman) que le « porra » brésilien, équivaut à notre « putain » français pour son utilisation, mais au lieu de désigner une péripatéticienne, il désigne ici le… sperme ! Glam’

Bundas

Un petit post rapide.
Rappelez-vous votre dernier concert, rappelez-vous le public. Droit ? presque statique ? Ou au mieux oscillant de gauche à droite en tapant du pied ? Au pire bougeant la tête de haut en bas, bien souvent en fermant les yeux ? Bien souvent encore, les mains dans les poches. Bah oui, on ne sait jamais où les mettre ces foutues mains.
Vous confirmez ? C’était donc un concert qui avait lieu.. en France. Vous confirmez toujours ? Un concert que vous aviez probablement payé afin de passer une bonne soirée et écouter de la bonne musique.

Bon maintenant imaginez un concert à.. Vélizy 2 par exemple, ou à Usine Center. Les gens vont-ils danser ?
Mais encore moins jeunes gens !! D’ailleurs vous vous reconnaitrez surement en lisant cet article de stuffwhitepeoplelike: http://stuffwhitepeoplelike.com/2008/02/17/68-standing-still-at-concerts/

Bref tout ça pour vous dire que je me suis rendue dans un centre commercial pour un concert de Farofa Carioca, et j’y ai vu ça. Encore une fois, cela se passe de commentaires.

Pour l’anecdote, il est très dur de se mettre à danser quand tout le monde autour maîtrise le rythme et leur corps comme Beyoncé. Un journaliste m’a d’ailleurs interviewé parce que « obviously » je n’étais pas du pays…
Salaud.

Paradoxo

hippodrome de rio


Rio finalement, c’est surtout une ville de riches, ou une ville de miséreux ?
C’est  davantage une ville d’accros à la chirurgie, totalement refaits, ou c’est avant une ville de hippies qui vivent en communion avec la nature ?
Rappelons tout de même que la ville dénombre 600 favelas, mais qu’il a été jugé plus important de claquer dans les JO et la coupe du monde…  Bon ce que je dis là est un peu (beaucoup) réducteur, mais tout ça pour vous démontrez que rio est certainement une des villes où j’ai rencontré le plus de « paradoxes ».

Ce que je trouve étrange en fait, c’est leur rapport au « plus » et au « moins ». Je m’explique.
Les brésiliens sont obsédés par le sport: sur toutes les plages on trouve de véritables instruments de torture (mon opinion) pour faire des tractions et des abdos. On trouve également en ville des endroits aménagés spécialement pour s’entrainer et bouger ses fesses. A côté de ça, les cariocas continuent de manger très gras, très frit, et très sucré..

zone d’exercice en plein centre ville

De même vous trouverez ici absolument TOUT en version « ZERO », le diabète et l’obésité font rage certes, mais c’est quand même très étrange: gâteaux « zero », tous les sodas sont en version zero, chocolat « zero », même au resto vous trouverez la version « diet » de certains plats.
Par ailleurs, tous les produits à base de fibres et les compléments alimentaires pro-digestifs cartonnent. Vous savez, tous ces trucs qui nous font mieux digérer et donc éliminer plus facilement. Or si ils mangeaient tout simplement moins fat, toute cette nourriture serait plus facile à digérer… Non ?!
A contrario, les produits que j’appellerai « à bonus » ont également leur succès: « coca light plus » (enrichi en vitamines), la crème solaire qui hydrate et rafraîchit la peau, la crème anti-moustique qui nourrit et parfume délicatement la peau… Il est intéressant de noter que les études marketing sont VITALES pour les produits solaires, car les brésiliens N’UTILISENT JAMAIS de protection solaire et utilisent bien souvent le quota de soleil de leur vie avant d’avoir 50 ans..

Bref il y a beaucoup d’incohérences, d’excès dans les deux sens. Le marketing est roi et l’innovation produit à son apogée. Malgré tout,  les brésiliens n’ont toujours pas de Picard (ou de légumes surgelés), de décathlon (et Quechua),  et un choix ridicule de yaourt. (là c’est la française qui parle..)
NB: bon à savoir, si vous demandez un « suco natural » (jus de fruit naturel), vous n’obtiendrez pas forcément un jus de fruit naturel au sens où nous français, l’entendons, c’est à dire 100% pur jus voire fraichement pressé. Non, un « suco natural » peut très bien être du nectar ou du concentré dilué, simplement, il vous sera servi sans sucre et sans glaçons (la coutume étant de toujours sucrer les jus, et rien ne se boit sans glaçons ici, à part peut-être le vin, … quoique)

TO DO / TO KNOW:

Parlons tendance. Les cariocas adoooorent l’Europe. Paris est leur destination préférée, mais de manière plus générale, la culture populaire française, anglaise et allemande les passionnent.

« Bike Rio »: Depuis quelques temps, rio possède son propre service de vélo: SAMBA. Mais Là-bas, tout le monde appelle ça des « velib' ». Si si, .. c’est ce qu’on appelle le rayonnement culturel parisien..

La culture underground. Le brésil possède sa propre culture underground: le baile funk, le tropicalisme (on en parlera plus tard mais cliquez- ici). Cependant, les soirées les plus « pointues » sont actuellement celles qui diffusent du dubstep bien lourd à la londonienne, et de la minimale à la sauce berlinoise.

Les anglicismes. Il s’agirait ici plutôt de l’influence des USA, mais je me permets de glisser ici cette drôle de découverte.
Il est devenu TRES hype, d’utiliser des mots anglais à la sauce brésilienne. Bon on parle davantage ici des paulistas (habitants de São Paulo) que des cariocas (habitants de Rio), mais sait-on jamais…
Exemple, il est très chic de dire « oh meu goddie », au lieu de « ah meu deus ».
Ou encore, « Puxa, estou nem sentimental mood hoje » (prononcé « moudje ») (= »wow, je suis d’une humeur sentimentale aujourd’hui »)
Attention c’est une tendance émergente, mais si vous venez au brésil dans un ou deux ans, vous verrez, vous penserez à moi 😉

Le minimalisme nordique. Pour reprendre le thème du paradoxe, côté mode selon moi, deux tendances s’opposent ici. Le kitch joyeux à la brésilienne: cf la marque qui bosse avec des communautés de jeunes filles en difficulté: PARCERA CARIOCA (cf leurs créations ici et la robe de mes rêves ci-dessous), et le minimalisme à la suédoise: cf la marque qui monte qui monte et rend dingue les étrangers (j’en suis) : OSKLEN. Évidemment, le minimalisme est plus fashion que les froufrous..

                           

L’EXPRESSION DU JOUR

« Foi para o espaço » : c’est parti dans l’espace.
On dit cela quand quelqu’un a parlé de quelque chose, qu’un projet est apparu, puis plus rien (trés TRES fréquent au Brésil : on s’emballe pour plein de choses sur le moment – mais on ne se sent pas obligé de le faire – personne ne va s’en offusquer – pas de coercition). On traduirait peut-être par « c’est tombé à l’eau ».

Amigão

crédit photo: joão casotti de oliveira santos

constant et moi, chez João

Constant et moi à Gavea

Constant et moi à Gavea

retour de soirée dans un hangar atelier